Une transhumance

« Prépare-toi, chevrier, à laisser la plaine et la chaleur de l’été. Maintenant il faut partir sur les hauteurs, on se rejoint bientôt à Barghjana »…

Appròntati, o capraghju !
À lascià piaghja è calmana
Ch’hai da fà l’altu viaghju
Dopu ghjuntu in Barghjana
A Filetta

Bergman

« J’ai appris que tout était une question de vie ou de mort, mais que ça n’avait pas beaucoup d’importance, j’ai appris que compréhension et malentendus vont de pair comme des siamois, j’ai appris qu’en tout, le pourcentage de contrariétés domine, que rien n’est plus dangereux que le manque de confiance en soi, que l’accablement frappe les plus forts et que les geignements quotidiens traversent murs et plafonds comme un sécurisant ronron : on aboie, on se plaint, on ronchonne, mais on rit aussi souvent. »

Bataille

« Je le crois : seule l’épreuve suffocante, impossible, donne à l’auteur le moyen d’atteindre la vision lointaine attendue par un lecteur las des proches limites imposées par les conventions. Comment nous attarder à des livres auxquels, sensiblement, l’auteur n’a pas été contraint? »

Le bleu du ciel