Maintenance des escaliers mécaniques

Si par inadvertance, et pour leur malheur, on me confiait la maintenance des escaliers mécaniques, je découvrirais sous la trappe une plaque de tôle. Sur la plaque, il y aurait inscrit cette mention : « tôle non porteuse », et je comprendrais alors ma vanité. Est solide ce que l’on ne sait pas lire. Les apparences ne savent porter nos pas. Avance, toi, d’abord, avec ta respiration de voyante, je te suis.

L’atelier par force brute

A chacun de mes voyages, j’enregistre le son des tempêtes et des orages, je prends le micro et je capte le tollé inimaginable de l’eau et du vent. J’écoute à mon retour leurs tourbillons dans la chambre vide.  Un écho de ce que je suis, une prise d’air, une ampleur insupportable. Le sang terrible cogne les murs et je m’effondre, rien ne me retient plus.  J’entre dans ma saison des ouragans.

Happy boy

Cher Monsieur, le monde est en marche et vous êtes convoqué au groupe de travail que j’ai institué sur le drapeau national. Vous voudrez bien en quelques couleurs exprimer le profond sentiment d’humanité et de bonheur que l’on doit ressentir en regardant un étendard flotter au vent.

En avoir trop dit

Tu es ce musicien chargé de sortir les rats hors des villes. Eux seuls sensibles à ta musique, homme de basses oeuvres. Ton air indiffère les âmes sensibles, ces professionnelles. Je ne comprends rien dit la maîtresse d’école qui tourne les pages. Et tes images ne te sauveront pas. Leurs yeux ne les voient pas. Tu n’as pas le coeur à te venger comme dans un conte, tu n’es pas homme à arracher les uns aux autres. Tu t’en vas.