Quel roi? Vain serviteur du jour

Sur un trop grand lit d’hôpital, déjà,
Repose et dort
Le coeur, cervelle un peu, blanc forcé.
Emotion de ceux sur l’estrade,
Les lèvres évitent la joue :
Tout commence par un rêve.
La régence de l’autre monde exige le sang vrai,
La force usée à vif, les mots justes.
Je suis le chien crevé, minorité absolue
Hué, seul, possédé.
De l’épaule à la hanche,
Ecorché.
La foule obscure jette les affaires du père,
Ma propriété.
Saute de joie, petite chose, si tu le peux
Encore.

L’amour flou

Revoilà Halogénure, et c’est une nouvelle fois un bain de jouvence, une source d’enchantements graphiques et de découvertes tous azimuts. Qu’une telle revue puisse subsister et s’imposer dans le champ de la réflexion sur la photographie contemporaine possédant une vaste mémoire est une joie simple et vraie. Halogénure est une tribu sauvage, des trognes d’irréductibles […]

via L’amour flou, par Halogénure, revue de photographie indispensable — Le blog de Fabien Ribery

Jour de mariage

Doucement ils te réveillent au matin et quand tu les vois tu hurles à la mort, pris de terreur, comme si tu les prenais pour des ours. Regarde c’est ta famille pourtant et toi tu la fuis en sautant par la fenêtre de la chambre, encore une fois. Comme l’impression que l’on t’a volé toute idée de famille, comme si ce sentiment d’être parmi les autres avait disparu. Tu serais devenu étranger et hostile à qui s’approche et entoure. Alors apparaît la figure du père. Le visage de ton père.

Difficile à chanter

Quand soudain le cri hésite
Soudain je suis à rebours
Le jour tombe et meurt
Quand soudain l’image maraude
Soudain je suis à rebours
Une liberté se déchire
Une maison
Soudain de pierre et de gris
Il n’y ni porte ou fenêtre
Ni dehors ni dedans
Quand soudain je ne suis plus
Que là où je suis et je vois
La lanterne des morts
Etouffe le blanc des yeux
Je suis le mal éclairé
Ce n’est pas grave