Bitte um ein Stück Kuchen

Elles sont très gourmandes, vous savez, et elles réclament des feuilles et des pinceaux. Elles savent qu’avec moi, c’est le plus sûr moyen de l’avoir, leur gâteau. Elles ont si faim. Moi, je regarde leurs fleurs. Elles ont de ces couleurs, je me demande comment elles font, pour me donner de telles couleurs. Cela me donne le courage de me mettre en cuisine. Cuisinier. A l’école, pour mardi gras, ma mère m’avait déguisé en cuisinier. Tablier blanc et toque de papier crépon. J’étais intimidé. J’avais besoin de fleurs sur mon tablier blanc.

Je voudrais les nourrir à la main. Sans couteaux ni fourchettes. Les fourrer de mes doigts. Vivre la rencontre du gâteau avec leur langue et leurs dents. Cuisinier jusqu’au bout. Cuisiner jusqu’au bout.

A qui m’inspire.

Les promesses infinies

Eux n’habiteront jamais le ciel. Je les voue aux terres humides. Les parcelles qu’ils loueront, je les ai colorées d’une aquarelle bleue. De mes doigts et de mes couleurs, je tiens leur monde. Ils penseront que ce monde est beau, comme le reflet d’un lac. C’est un pays aux confins des landes. Les bergers feront la révérence à leurs chèvres.

Reverb – creux de la main

reverb

Au creux de la main
Noircie par le décor
– Comme si le souvenir
Avait la couleur
Gris tendre charbonneux –
Une étoile un peu fade, floue
Floue comme la vérité
Une table encore habitée de miettes
Habituée de miettes
Une voiture qui file et s’enfuit
Pourquoi fuir ce cul, ce cul lové
Dans une lumière muette
Regard fixe
Le mur écrit trois points de suspension
Reverb ne parlent pas, ses pages la disent, elle
L’homme à la tête de cheval regarde la mer
Une Odyssée.

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