Du sublime, photographies de la planète Mars

Des dunes recouvertes de givre saisonnier, des cratères titanesques, des canyons d’une profondeur incroyable, des plaines de laves, des volcans de 22 000 mètres. De la peinture en format démesuré, des coulures de milliers de mètres, des formes extravagantes, des sinuosités voluptueuses, un feuilleté colossal de présences inouïes. Ainsi se présente le sidérant Mars, Une exploration […]

via Du sublime, photographies de la planète Mars — Le blog de Fabien Ribery

Boucle d’or

As-tu lu Boucle d’or ? Cet enfant qui entre dans une maison qui n’est pas la sienne et qui trouve à son goût les objets du bonheur, il remplacerait l’enfant aimé, ce serait sa maison, il ne résistera pas à la tentation, il le désire si fort, ce bonheur. Attention, tu le sais bien, elle est dangereuse cette histoire, elle peut mal finir, les ours dévorent l’intrus. De quel droit es-tu là ?

C’est que l’enfant devait bien en avoir une, de famille, de maison, le bonheur, je me souviens, c’était une maison blanche au salon de marbre, une allée d’arbres en espalier, un grand cerisier et un potager travaillé à la pomme de terre. Sa maison, enfant, si on la quitte, on passe longtemps après tout au long des jardins, à revivre la tentation de Boucle d’Or.

Je reviens donc aux portes des maisons rêvées. Personne. Des ombres du bonheur. Je connais le danger du pas chez moi, je reste à distance de regard, abandonné à mon rêve passé. Rêve encore. Tu as grandi. Tout est là, il y a des briques posées en tas, une tour déséquilibrée et fragile, des images, une maison jamais construite, jamais finie. Ne pas avoir su préserver le cadre de la famille, ne pas savoir, ne pas vouloir cultiver les lieux. On n’invente pas le bonheur. Culpabilité.

La bande annonce d’une série américaine. Un dialogue. Une famille de narcotrafiquants, peut-être du blanchiment d’argent sale. Et une question de la fille à son père. Et toi, qu’as-tu fait pour notre famille ?