Homme de ménage

Derrière la porte fermée
Au bout de ce labyrinthe souterrain
Des nuées d’insectes minuscules.
Tu pénètres dans cette chaufferie
Ta voix chaude et humide
Sonne l’alarme.
Tu soulèves la grille métallique
Par-dessus une fosse sombre.
Elle serait emplie d’une eau stagnante.
Tu agites la bombe fumigène
Tu installes la pompe
Qui refoule le danger vers l’ailleurs.
Tu es celui qui l’on pique que l’on mord
L’éclaireur qui se gratte
L’inconnu qui fait place nette
Et sa besogne faite
Va se coucher loin de la ville.

La mousse

Je ne sais pourquoi
Je l’ai refusée
L’invitation
Des deux pakis
En cuisine
Dans l’arrière-salle
La vaisselle sale,
La mousse chaude,
Le plaisir de la plonge
Essuyer les verres
Au fond du café.
J’ai la vie machinale
Du client
La mousse amère
De la bière
La tristesse
Du trop-bu, trop-mangé
Alors que
On devrait
Tout
Regarder
Autrement.