Gonesse Arnouville

Tu as le nom-caresse, une rame chaleur Congo.
On sue et on téléphone, collé-serré dans les travées
Comme au théâtre on parle fort, être entendu
De ceux qui ne sont pas, six pieds sous terre.
Chairs délavées, éventails fatigués
Doigts pressés sur les vitres, suie de sueur
Tepidarium à la mine
Grande fournée du four, entrailles de Paris
Toujours à la limite de la rupture caténaire.
Fleurs de tunnel à Chatelet, les forçats
Disparaissent en eux-mêmes, échafaud
Presse-personne,
Reluquent la sape sans thune
Les pantalons baissés, poitrines surchargées,
Cheveux perroquet.
Musique forte, ya Mado,
Pas la place, pas le cœur
A danser le Bougoulou
A l’aveugle sous les néons
Sans paillette.
Annonce du retard, au suivant, tiens, oui,
Se déshabiller, moustique,
Et mimer nu, sur la piste de danse
L’attente
Sortie de purgatoire, passer le fleuve
Un air d’ailleurs, loin de ceux qui t’oublient.

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