Engloutie

Du caisson lumineux
Une femme
Aurait pressé ses seins
D’où aurait jailli
L’eau de pluie
Qui aujourd’hui
Croupit
Dans la valise
Grande ouverte,
Abandonnée sur le trottoir.
C’est au fond de ces eaux
Que git
Le Trésor ignoré,
Ou pleuré,
Quelques photos effacées
Du temps de toi.
Jet d’encre délavé,
L’image vide
Anonyme
Reste Présence.
C’est ça,
Tu est prié de
Deviner la
Vie engloutie.

Sifflement du chasseur de rats

Ton nom imprime le temps
A coups de tampon
Comme une idée générale de la vie.
Malgré le souffle sous le drap,
Tu joues le drôle de jeu
De partir sans te retourner.
Marre des adieux, tirage à la gomme
C’est ta présence, son absence,
Tu marmonnes le refrain
A chanter au-delà des hommes.
Femme double ou triple brin
D’enfant
D’aïeule.
Que feras-tu voisin, de la maison morte ?
Ton regard s’est perdu
Dans le fil des images.
Les clés sont tombées sur le parquet,
Je me pencherai pour les ramasser.