Bergman

« J’ai appris que tout était une question de vie ou de mort, mais que ça n’avait pas beaucoup d’importance, j’ai appris que compréhension et malentendus vont de pair comme des siamois, j’ai appris qu’en tout, le pourcentage de contrariétés domine, que rien n’est plus dangereux que le manque de confiance en soi, que l’accablement frappe les plus forts et que les geignements quotidiens traversent murs et plafonds comme un sécurisant ronron : on aboie, on se plaint, on ronchonne, mais on rit aussi souvent. »

Quel roi? Vain serviteur du jour

Sur un trop grand lit d’hôpital, déjà,
Repose et dort
Le coeur, cervelle un peu, blanc forcé.
Emotion de ceux sur l’estrade,
Les lèvres évitent la joue :
Tout commence par un rêve.
La régence de l’autre monde exige le sang vrai,
La force usée à vif, les mots justes.
Je suis le chien crevé, minorité absolue
Hué, seul, possédé.
De l’épaule à la hanche,
Ecorché.
La foule obscure jette les affaires du père,
Ma propriété.
Saute de joie, petite chose, si tu le peux
Encore.

L’amour flou

Revoilà Halogénure, et c’est une nouvelle fois un bain de jouvence, une source d’enchantements graphiques et de découvertes tous azimuts. Qu’une telle revue puisse subsister et s’imposer dans le champ de la réflexion sur la photographie contemporaine possédant une vaste mémoire est une joie simple et vraie. Halogénure est une tribu sauvage, des trognes d’irréductibles […]

via L’amour flou, par Halogénure, revue de photographie indispensable — Le blog de Fabien Ribery

Jour de mariage

Doucement ils te réveillent au matin et quand tu les voies tu hurles à la mort, pris de terreur, comme si tu les prenais pour des ours. Regarde c’est ta famille pourtant et toi tu la fuis en sautant par la fenêtre de la chambre, encore une fois. Comme l’impression que l’on t’a volé toute idée de famille, comme si ce sentiment d’être parmi les autres avait disparu. Tu serais devenu étranger et hostile à qui s’approche et entoure. Alors apparaît la figure du père. Le visage de ton père.